Une journée en Anjou chez Richard Leroy

Richard Leroy

Une journée chez Richard Leroy fait partie de ces moments uniques qui nous font  dire que le métier de caviste est le plus beau du monde…après celui de vigneron. Que ceux qui ne connaissent pas l’itinéraire de ce surdoué du vin parti s’installer en Anjou en 1996  courent chez leur libraire acheter la bande dessinée « Les Ignorants » d’Etienne Davodeau.

La visite chez Richard débute toujours par son vignoble. Pour lui point de grand vin sans  travail (acharné!) de la vigne.  Et pour s’assurer que ce soit bien fait, il taille, pioche, décavaillonne, palisse et ébourgeonne seul. Résultat: ses 2,7 hectares de vignes plantées en chenin ressemblent plutôt à un jardin zen, avec une vigueur des vignes qui rivalise avec celle du vigneron.

Jeune et vieille vignes des Noëls de Montbenault

Le terroir des Noëls de Montbenault est constitué d’une roche volcanique en décomposition, la rhyolite, qui donne (presque) l’impression d’être dans un vignoble rhodanien. La nature du sol de Montbenault confère au vin un ciselé, une  pureté et une puissance incroyables. Les vins, buvables dans leur jeunesse sont taillés pour la garde…à condition de pouvoir les encaver sans les toucher.

 

Après la vigne, la dégustation des 2011. Les habitués ont leurs repères, mais il faut avouer qu’une première dégustation a de quoi déconcerter: on goûte une vingtaine de barriques pour seulement deux cuvées: Les Rouliers et Les Noëls de Montbenault.

La dernière étape de ce parcours initiatique est la dégustation à table. Richard sort l’arlésienne: un Noël de Montbenault 2008, millésime aussi sublime que rare car le gel avait fait des ravages.

Après cinq heures de pur enchantement on quitte Richard et l’Anjou avec une seule envie: y retourner!

 

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